Festival de Poésie Sauvage 2017 : Un cru inégalé

Vous connaissez la Sagrada Familia de Barcelone, cette étonnante basilique catalane construite par Antoni Gaudi, véritable poème mystique jamais terminé ? Toutes proportions gardées, prétentions mises sous le tapis et riche d’une belle imagination, on pourrait lui comparer le Festival de Poésie Sauvage de L’Art dans tous ses États, cette construction artistique salvetoise en permanent devenir…

Ne pas se satisfaire, sans cesse chercher et tenter d’atteindre « l’inaccessible étoile »… La belle ambition de l’équipe du président Jean-Pierre Blayac dont Jean-Marie de Crozals est le directeur artistique notamment assisté par Myrian Piccinali, avec Pascal Dupouy à la technique. Ainsi, de festival en festival, le thème identifiable de la poésie sauvage se hisse-t-il progressivement vers quelque sommet à conquérir.

En témoigne la quatrième édition qui, du 11 au 13 août 2017, s’est assise sur les épaules des précédentes pour mieux embrasser les horizons de la diversité. Variété et crescendo joliment orchestrés des thèmes abordés au fil des trois journées, soirées et dimanche musicaux hétérogènes et de belles tenues… Chaque artiste, chaque prestation, chaque exposant a valorisé sa place et sa prestation dans un riche tableau d’ensemble aux vivantes et riantes couleurs.

On peut penser que « Lumières noires », intitulé central de l’événement, a généreusement nourri une fédération thématique que les artistes eux-mêmes ont talentueusement animé. On se reportera au programme du festival pour les retrouver, chacun et chacune, aux places qu’ils ont tenues sachant que les énumérer ici en portant une appréciation personnelle relèverait d’une gageure connotée d’incompétence.

Gabriel Okoundji, chantre du murmure existentiel

L’invité d’honneur de ce quatrième festival de Poésie Sauvage a été Gabriel Okoundji. Congolais de naissance, poète aujourd’hui revendiqué occitan, ce qui n’est pas un mince exploit, l’homme est un monument de gentillesse dont la lumineuse intelligence a éclairé l’événement.

Le régal de l’entendre lire avec animation certaines de ses œuvres, la joie de l’écouter raconter une existence conduite « par la nature, Dieu et les ancêtres », expliquer comment « nouer les nœuds de notre espoir dans cette parcelle de notre existence », affirmer que « le poète n’a rien à apprendre à l’autre », ajouter symboliquement que « tout est parole et toujours une avant-dernière parole… ». Gabriel Okoundji esprit véloce, sondeur de vie, chantre du murmure existentiel.

Adresses Internet à consulter

Images qui racontent

Vendredi 11 août


Samedi 12 août



Dimanche 13 août

Textes et photos, mise en page JMH

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