Eau minérale de La Salvetat

De bien célèbres bulles…

Au début du XX° Siècle, il était de bon ton de venir prendre les eaux à Rieumajou. Sur la route d’Anglès, à proximité de La Salvetat-sur-Agoût, un confortable hôtel-table d’hôtes accueillait les « touristes-curistes » venus faire une cure d’eau ferrugineuse de Rieumajou.

Cette eau aux propriétés « hygiènique et médicale » connaissait un grand succès. Il était de notoriété publique qu’elle soignait particulièrement les maux de digestion et d’estomac. Les maux gastriques. D’aucuns prétendaient même qu’elle trouvait son utilité en cas d’affection urinaire, de diabète et d’albumine.

La généreuse source de Rieumajou a été à l’origine de la vocation touristique de La Salvetat-sur-Agoût. Dès 1936, les populations des grandes agglomérations régionales ont profité des premiers congés payés pour venir sur la commune de La Salvetat-sur-Agoût découvrir les bienfaits de l’eau de Rieumajou et savourer calme, détente, verdure et climat, comme la qualité d’accueil des Salvetois.

En 1957, année de l’édification du barrage du lac de la Raviège, l’hôtel de Rieumajou a été détruit et ses décombres noyés. Paradoxe, le lac a également noyé l’eau ferrugineuse de Rieumajou pendant trente-cinq ans.

Renaissance et renommée internationale

En 1992, la SA des Eaux Minérales d’Évian a acheté les sources de Rieumajou (exploitées depuis 1848, année du classement de leur eau comme « eau minérale naturelle » par l’Académie de Médecine), les a exploité et lancé « l’eau de La Salvetat » sur le marché. L’eau de Rieumajou rejaillit sous le nom de son village d’origine : La Salvetat (sur Agoût).

Le 8 décembre 1993, le ministère de la santé a délivré une autorisation d’embouteillage de l’eau de La Salvetat comme « eau minérale naturelle ». Seize ans après le démarrage de l’usine d’embouteillage des Bouldouïres (à proximité immédiate du lac de la Raviège), la situation est devenue très satisfaisante pour le groupe Evian-Danone, la commune de La Salvetat-sur-Agoût et les Salvetois.

De nombreux emplois ont été créés et pérennisés, les retombées économiques et touritiques ont permis à La Salvetat-sur-Agoût et à ses environs de développer considérablement leurs infrastructures et leur accueil touristiques. La renommée évidente de l’« eau minérale de La Salvetat » a offert une notoriété internationale à un village qui en est désormais heureux et fier.

etiquetteeauun550x230
etiquetteeaudeux550x440
une eau regazéifiée

L’eau minérale de La Salvetat est finement pétillante.

Naturellement gazeuse à l’émergence, elle est déferrisée et regazéifiée partiellement avec son propre gaz, avant embouteillage.

Sa composition

Exprimée par élément et par proportions en mg/litre, la composition de l’eau minérale de La Salvetat est la suivante :

Calcium (Ca2+) : 253, Magnésium (Mg2+) : 11, Sodium (Na+) : 7, Potassium (K+) : 3, Sulfates (SO42-) : 25, Bicarbonates (HCO3-) : 820, Nitrates (NO3-) : <1, Chlorures : 4, Silice : 72 (source Wikipédia).

Le directeur de l’usine d’embouteillage fidèle à la sagesse d’Antoine Riboud

Bruno Perrier développe un format 50 et favorise l’emploi local

La Salvetat sur Agoût. Eau minérale de La Salvetat
Face à un pack de "format 50", Bruno Perrier, directeur de l'usine d'embouteillage de La Salvetat

Une ferme poignée de main, le regard clair et direct, voilà qui laisse entrevoir une solide personnalité. Celle de Bruno Perrier, directeur de l’usine d’embouteillage de l’eau minérale de La Salvetat, installé aux commandes de l’établissement au début de l’année 2016. Plutôt encourageant pour un premier contact avec le successeur de Christine Darre-Gomez.

L’impression se confirme dès les premières phrases échangées. Détendu, Bruno Perrier sait mettre à l’aise. Une nature ? Vraisemblablement. On ne devient pas manager par crispation. Lui, il paraît cultiver un brillant sourire comme d’autres la lassitude d’un regard de cocker et se raconte simplement.

Ingénieur et manager

Son parcours est celui d’une personne aux modestes origines qui, comme l’on dit lorsqu’on les évoque, « sait d’où elle vient ». Originaire de Rive-de-Gier, petite ville ouvrière proche de Saint-Étienne, Bruno Perrier se plaît à dire qu’il a « pris l’ascenseur social » pour pénétrer dans l’entreprise et y tracer son chemin : « Mon enfance s’est déroulée dans le monde de l’industrie lourde, de la sidérurgie. Ouvrier métallurgique, mon père a également pratiqué une petite agriculture de montagne. Il fallait alors beaucoup travailler pour pouvoir vivre décemment. Aujourd’hui, et vraisemblablement pour longtemps encore, je suis fier d’être issu d’un milieu modeste et conscient de la possibilité qui m’a été offerte d’entreprendre des études me permettant d’intégrer l’École nationale d’Ingénieurs de Saint-Étienne. » Pas de prétention : « J’ai eu la chance de pouvoir apprendre ».

Dans la foulée, en 1986, le jeune ingénieur mécanicien-automaticien effectue un premier stage d’automatisme. Devinez chez qui ? Dans le groupe Danone ! Sans trop avoir le choix : « J’avais alors un a-priori vis-à-vis du milieu industriel. L’exemple des pénibles efforts de mon père était prégnant. Au sens large du mot, l’image de l’usine m’insupportait… Mais il fallait travailler !…» Un monde bien différent de celui de la sidérurgie se révèle alors : « J’ai donc été employé dans l’usine de transformation de produits frais de Saint-Just Chaleyssin, dans le Nord-Isère, celle d’où sort, par exemple, la fameuse Danette. Et j’y ai constaté que les machines n’étaient pas les seuls éléments d’une entreprise, que les gens y occupaient une place prépondérante.

« J’ai ainsi découvert ce qu’on appelle les ressources humaines, le management. Une fois chef d’équipe, j’ai fait mienne la maxime d’Antoine Riboud, fondateur du groupe Danone : « On fait l’usine de demain avec les femmes et les hommes d’aujourd’hui ». Et c’est devenu mon fil rouge pendant vingt-huit années vécues, depuis, en usine(s). Un milieu exigeant, prenant, absorbant qui ne s’arrête jamais… »

Tour à tour responsable dans des fonctions d’exploitation et de maintenances opérationnelles, dans les trois métiers centraux du groupe Danone : produits frais, verrerie et eau minérale, le manager s’est investi avec efficacité dans les divers postes occupés, devenant directeur d’exploitation dans l’usine d’embouteillage de Volvic Nature, à Volvic.

Fin 2015, Bruno Perrier a quitté ce poste pour s’installer à La Salvetat-sur-Agoût et, dès janvier 2016, y endosser la blouse verte et blanche de directeur de l’usine d’embouteillage de l’eau minérale de La Salvetat.

format 50, arme de conquête

Le nouveau directeur allait-il se reposer sur les résultats générés par l’équipe de Christine Darre-Gomez ? Pas du tout. La belle surprise du début de l’été a été le développement et la production d’un nouveau format de bouteille, le format 50 : « Le groupe Danone a investi 10 millions d’Euros dans la création d’une nouvelle chaîne d’embouteillage au format de 50 centilitres. Leader national en volume de ventes en grande distribution, l’eau minérale naturelle de La Salvetat manquait de ce format très pratique pour une utilisation quotidienne en voyage,au travail, en loisirs, etc… Maintenant, nous voici équipés pour conquérir de nouveaux marchés de consommation hors domicile… »

Bruno Perrier est particulièrement fier de ce lancement : « Pour le réaliser, nous avons obtenu la confiance du groupe Danone. Croyez-moi, ça n’arrive pas tous les jours en Europe de l’Ouest ! » Retombée pour l’emploi local : six nouvelles embauches en CDI, portant le nombre des salariés de l’usine d’embouteillage de La Salvetat-sur-Agoût à 94, tous en CDI. Précisions : «  Ils demeurent à des distances inférieures de 20 kilomètres de leur lieu de travail, dont 33 % habitent la commune de La Salvetat-sur-Agoût, 22 % les autres villages de la Communauté de communes de la Montagne du Haut Languedoc. Et plus de 50% des entreprises intervenant sur le site de l’usine sont basées dans les départements de l’Hérault et du Tarn. Un partenariat d’entretien est également signé avec l’ASEI de La Salvetat-sur-Agoût. »

Politique de développement durable

Cette insertion de l’usine d’embouteillage de l’eau minérale naturelle de La Salvetat dans les paysages local et régional ne serait pas complète si Bruno Perrier n’évoquait sa participation à la protection de l’environnement : « Nous nous appliquons à réduire notre empreinte carbone et à participer à un grand nombre d’actions inscrites dans cette démarche. »

Retenons :

  • La reconnaissance du site de l’usine d’embouteillage comme référent industriel tourné vers le client et partenaire exemplaire du développement de son éco-système local.

  • Des réalisations concrètes : Diagnostic de la biodiversité et création d’un refuge LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) autour de l’usine et des forages de La Salvetat; installation de nichoirs, hôtel à insectes et entretien des espaces verts favorables à la biodiversité.

  • En complément de la protection des milieux naturels, l’usine d’embouteillage de l’eau minérale La Salvetat accompagne le milieu agricole dans le respect de la qualité de l’eau et coopère pour l’aménagement raisonné des villages.

Cette politique de développement durable, Bruno Perrier y tient autant qu’à l’autre développement, celui du format 50 mis en œuvre depuis juillet. L’ingénieur devenu manager souligne peut-être là, très concrètement, l’intérêt qu’il porte à une harmonie humaine facilitatrice d’un devenir entreprenarial. De l’Antoine Riboud à la lettre, souligné par une ferme poignée de main…

JMH

La Salvetat sur Agoût. Eau minérale La Salvetat. Bruno Perrier
Perplexe Bruno Perrier devant la chaîne du nouveau format 50 ? Plutôt attentif au bon fonctionnement de cette arme de conquête...


Visite de l’usine d’embouteillage

L’usine d’embouteillage de l’eau minérale de La Salvetat peut être visitée. Un guide de l’office de Tourisme du village accompagne les visiteurs.
Cette visite se déroule uniquement en période estivale. Réserver d’avance sa place au Bureau d’Information Tourisme de La Salvetat-sur-Agoût  (tel 04 67 97 64 44).

error: Désolé ! Ce contenu est protégé